[Chronique] Une envie de vérité de Cécilia Attias

Nombre de tomes : / 
Genre : Autobiographie
Edition : Flammarion
Date de sortie : 2013
Edition : paperback 
Pages : 304 pages 
Ma Note : ★★★★ 
Où le trouver : Cliquer ICI

« Je suis une personne simple qui a eu une vie compliquée. Un tel aveu pourra surprendre, il n’en est pas moins vrai. Mes aspirations m’ont toujours poussée vers une existence discrète, consacrée à ma famille et au souci des autres, alors que la vie prenait plaisir à me placer sous les projecteurs de l’actualité. Longtemps je m’en suis accommodée, mais je restais légèrement en retrait. D’où quelques maladresses et de nombreux malentendus. 
J’ai regretté les premières et souffert des seconds. Mais au final, est-il si surprenant qu’on se soit beaucoup trompe sur mon compte alors que, moi-même, je ne savais plus toujours qui j’étais ? » Pour la première fois, Cécilia Attias nous livre le récit de sa vie hors du commun. De son enfance heureuse à son premier mariage avec Jacques Martin, de sa rencontre avec Nicolas Sarkozy et leur vie dans les palais de la République à sa séparation d’avec l’ancien président pour épouser Richard Attias et courir le monde afin d’aider les autres, elle n’omet rien. 
Et parce que l’image d’une personne correspond rarement à sa réalité – surtout quand les médias s’en emparent -, le lecteur découvrira ici un être qu’il ne soupçonnait pas : une femme de coeur et de décisions, guidée par ses valeurs autant que par son goût de la liberté. Dans ce livre élégant et passionné, celle qui s’est révélée sur la scène internationale en obtenant de Kadhafi la libération des infirmières bulgares prouve que la plus noble des qualités est l’indépendance de ton, comme d’esprit.

Plus qu’une autobiographie, j’ai eu l’impression de lire un pamphlet pour défendre Nicolas Sarkozy, l’ex-mari de Cécilia Attias et plus généralement le monde politique. Je n’ai donc pas trop apprécié les confidences de l’ex-première dame, que j’ai trouvé assez antipathique d’ailleurs.

Madame Attias ne se sent pas reconnue à sa juste valeur et passe donc quasiment 300 pages à nous prouver à quel point elle a été le bouc émissaire et nous joue avec brio le rôle de Calimero à l’Elysée, Calimero en Espagne, Calimero divorce. Et tente de nous prouver par A + B qu’elle ne se sent pas à l’aise en public (ce qui estcertainement vrai) et que c’est pour ça qu’elle nous apparaît comme une Ice Queen, alors qu’au fond c’est une femme qui prend son rôle de mère coeur, parce que les enfants passent avant tout (Vous les voyez mes yeux rouler d’ironie là ?).

Elle semble persuadé d’être une femme simple qui a une vie difficile (c’est elle-même qui le dit dans le résumé), pourtant dès le premier chapitre on comprend que cette femme est bien loin de la simplicité puisque sa famille côtoie le beau monde de l’aristocratie Espagnole puisque sa famille à a été anoblie dans les années 1800 environ. Sa famille a côtoyé Ernest Hemingway, Ava Gardner, Cary Grant et les Kennedy, et par la suite son père tenait un atelier et magasin de fourrure/cuir et travaillait avec des maisons de luxe. Par ailleurs dans sa jeunesse elle sera par la suite mannequin cabine… Vous avez dit simplicité ? Je crois qu’on n’a pas la même définition madame Attias !

Mais l’antipathie qui se dégage de sa personne provient sans doute d’ailleurs et j’imagine (en ce qui me concerne en tout cas) que ça vient de son éducation rigide et formater dans une école de soeurs. Elle sort donc du moule, des bien pensants qui érigent l’ordre, la discrétion et la politesse au rang de discipline olympique. Elle a donc des idées bien arrêtées sur les professions de la fonction publique, telle que la police, les pompiers et bien entendu la politique qui sont donc pas assez reconnu par le petit peuple (même si ce n’est pas dit de cette façon, c’est comme ça que je l’ai interprété).

Pour résumer ce livre est une vaste farce qui vise à s’attirer la sympathie du public. 300 pages d’un récit incroyablement pédant, j’ai rarement eu autant de mépris pour une personne en lisant sa biographie ou autobiographie, on arrive toujours voir le bon quelque part … Ici l’atout du livre réside dans la photo de couverture qui est, il faut bien le dire, très réussie.

Pour faire court : Ne le lisez pas !

8 réflexions sur “[Chronique] Une envie de vérité de Cécilia Attias

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