[Chronique] Kill the Boy Band de Goldy Moldavsky VO

Just know from the start that it wasn’t supposed to go like this. All we wanted was to get near them. That’s why we got a room in the hotel where they were staying. We were not planning to kidnap one of them. Especially not the most useless one. But we had him—his room key, his cell phone, and his secrets. We were not planning on what happened next. We swear.

[Chronique] Domovoï de Julie Moulin 

Voici dix ans qu’Anne est morte. Clarisse, sa fille, étudiante à Sciences-Po, vit maintenant l’ « âge des possibles » mais peine à penser l’avenir. Elle voudrait aussi comprendre pourquoi sa mère sourit avec tant de bonheur sur une photo de groupe tout juste retrouvée dans les affaires de son père. C’était en Russie, avant sa naissance, alors que finissait l’URSS. De ce voyage, ne reste à la maison que le souvenir d’un Domovoï, nain du foyer cher aux Russes, malicieux et bougon, auquel Clarisse, enfant, faisait des offrandes. Ne serait-ce pas lui qui pousse la jeune fille, vers cette fascinante Russie, sur les pas de sa mère ? Alternant le périple d’Anne et celui de Clarisse, vingt ans après, ce roman en forme de matriochka est aussi un roman d’apprentissage, découverte éblouie de toutes les Russies et de la langue russe. La mère et la fille font l’expérience des illusions perdues mais aussi des grandes espérances. Jusqu’à la révélation du secret russe. Une aventure portée par l’enthousiasme, la générosité et la curiosité toujours en éveil de Julie Moulin.

[Chronique] La convergence des pôles de Jacques Arnaud

Gironde, 23 octobre 2015, 43 morts dans un accident de car, le plus meurtrier de France depuis 1982. 8 rescapés seulement, dont Jean, médecin généraliste de 66 ans, qui perd toute sa famille en un instant. La suite ? Une incroyable fuite en avant, avec pour seuls moyens de subsistance son métier et son violon, des rencontres fortes, bienveillantes parfois, à travers l'Europe, jusqu'à l'Ile de Disko au Groenland pour rendre un dernier hommage vibrant à sa femme tant aimée.

[Chronique] Quand la ville s’éteint de Julia Pialat

Cobra, la vingtaine, a grandi dans le quartier de Strasbourg – Saint-Denis à Paris. Il partage son temps entre l’épicerie de son père, le bar Chez Jeannette, l’écriture de son premier album de rap et l’envie farouche de réussir. Il n’a aucun contact, pas d’argent, juste son enthousiasme, et se donne un an pour percer. Un jour, il fait la rencontre de Chérif, un ancien producteur de raï en déshérence, qui accepte de mettre à disposition son studio d’enregistrement. Leur amitié va tout bousculer.

[Chronique] Je l’aimais de Anna Gavalda

On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. II y a les courageux et puis ceux qui s'accommodent. C'est tellement moins fatigant de s'accommoder... " A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte - un peu tard - que l'on s'est peut-être trompé ? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière : plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.

[Chronique] Concerto à la mémoire d’un ange de Eric-Emmanuel Schmitt

Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin et un escroc international vendant des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle une image de sainte Rita, patronne des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ? Tous ces héros ont eu la possibilité de se racheter, de préférer la lumière à l'ombre. A chacun, un jour, la rédemption a été offerte. Certains l'ont reçue, d'autres l'ont refusée, quelques-uns ne se sont aperçus de rien. Quatre histoires liées entre elles. Quatre histoires qui traversent l'ordinaire et l'extraordinaire de toute vie. Quatre histoires qui creusent cette question : sommes-nous libres ou subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer ? Concerto à la mémoire d'un ange est suivi du Journal tenu par Eric-Emmanuel Schmitt durant l'écriture.

[Chronique] The fifth child by Doris Lessing VO

Doris Lessing’s contemporary gothic horror story—centered on the birth of a baby who seems less than human—probes society’s unwillingness to recognize its own brutality.Harriet and David Lovatt, parents of four children, have created an idyll of domestic bliss in defiance of the social trends of late 1960s England. While around them crime and unrest surge, the Lovatts are certain that their old-fashioned contentment can protect them from the world outside—until the birth of their fifth baby. Gruesomely goblin-like in appearance, insatiably hungry, abnormally strong and violent, Ben has nothing innocent or infant-like about him. As he grows older and more terrifying, Harriet finds she cannot love him, David cannot bring himself to touch him, and their four older children are afraid of him. Understanding that he will never be accepted anywhere, Harriet and David are torn between their instincts as parents and their shocked reaction to this fierce and unlovable child whose existence shatters their belief in a benign world.

[Chronique] La maison-racines d’Anne-France Mossoux

Comme je me sens fatiguée, usée et disgracieuse. Jamais je ne me suis trouvée aussi pitoyable. Je ne suis pourtant pas une vieillarde : pas même quinquagénaire ! Je sais que je ne devrais pas me mettre dans un état pareil. J'essaie de me raisonner, mais c'est plus fort que moi. J'avais pourtant fière allure, avec ma façade arrondie et mon parterre de roses grenat, sur lesquelles tous les passants se retournaient. J'étais toujours impeccable et pimpante. Maintenant, j'ai l'impression que ma vie est derrière moi, que je suis au bout du rouleau de mes ressources physiques et psychiques. Que vais-je devenir ? Tous ceux qui m'ont chérie sont partis. Quel triste sort ! J'ai si peur de l'avenir. Qui va vouloir de moi ? Au centre du récit : la maison des grands-parents paternels. Chargée d'objets, d'histoires, de souvenirs, elle est un personnage à part entière et n'hésite pas à prendre la parole. Entre elle et l'autre narratrice, unique petite-fille et dernier maillon vivant de cette branche familiale, s'amorcent un dialogue, un pas de deux et une transformation réciproque. Le récit, qui met aussi en scène une galerie d'humains et quelques chats, s'approche par instants de la frontière entre le monde des vivants et celui des disparus.

[Chronique] Du côté des Indiens de Isabelle carré

« Il s’est trompé, il a appuyé sur la mauvaise touche, pensa aussitôt Ziad. Il ne va pas tarder à redescendre… Il se retint de crier : “Papa, tu fais quoi ? Papa ! Je suis là, je t’attends…” Pourquoi son père tardait?il à réapparaître ? Les courroies élastiques de l’ascenseur s’étirèrent encore un peu, imitant de gigantesques chewing?gums. Puis une porte s’ouvrit là?haut, avec des rires étranges, chargés d’excitation, qu’on étouffait. Il va comprendre son erreur, se répéta Ziad, osant seulement grimper quelques marches, sans parvenir à capter d’autre son que celui des gosses qui jouaient encore dans la cour malgré l’heure tardive, et la voix exaspérée de la gardienne qui criait sur son chat. Son père s’était volatilisé dans les derniers étages de l’immeuble, et ne semblait pas pressé d’en revenir. » Ziad, 10 ans, ses parents, Anne et Bertrand, la voisine, Muriel, grandissent, chutent, traversent des tempêtes, s’éloignent pour mieux se retrouver. Comme les Indiens, ils se sont laissé surprendre ; comme eux, ils n’ont pas les bonnes armes. Leur imagination saura-t-elle changer le cours des choses ? La ronde vertigineuse d’êtres qui cherchent désespérément la lumière, saisie par l’œil sensible et poétique d’Isabelle Carré.

[Chronique] Et j’ai dansé pieds nus dans ma tête de Olivia Zeitline

Après son burn-out et son changement de vie, Charlotte pensait en avoir fini avec les problèmes. Mais les élèves se font rares à son cours de danse. Les factures s’accumulent. Et les choses ne s’arrangent pas avec Tom. La lumière viendra d’une vieille amie violoncelliste : l’accord parfait ne s’atteint pas sans fausses notes. La solution ? Suivre son intuition. Lui parler. Écouter les signes du destin. Alors seulement, Charlotte sera capable de trouver sa voie, SA voix, cette petite musique sur laquelle danser la vie…

[Chronique] When Dimple Met Rishi by Sandhya Menon VO

Meet Dimple. Her main aim in life is to escape her traditional parents, get to university and begin her plan for tech world domination. Meet Rishi. He's rich, good-looking and a hopeless romantic. His parents think Dimple is the perfect match for him, but she's got other plans... Dimple and Rishi may think they have each other figured out. But when opposites clash, love works even harder to prove itself in the most unexpected ways

[Chronique] Le reste de leur vie de Jean-Paul Didierlaurent

Manelle est aide à domicile, elle s’occupe des vivants, Ambroise est thanatopracteur, il rend la mort présentable. C’est le vieux Samuel, un vivant presque déjà mort, qui va permettre leur rencontre, au fil de hasards qui n’en sont pas. D’une ville de province à une autre, un road trip en corbillard, macabre mais joyeux, se met en place à la recherche d’un improbable retournement qui puisse prendre de revers l’issue fatale annoncée.

[Chronique] The time of my life by Cecelia Ahern VO

Lucy Silchester is. She’s busied herself with other stuff: friends’ lives, work issues, her deteriorating car, that kind of thing. But she’s stuck in a rut – and deluding everyone. Only Lucy knows the real truth. Time for a wake-up call – a meeting with life. And life turns out to be a kindly, rather run-down man in an old suit, who is determined to bring about change – and won’t let Lucy off the hook. Sometimes we all need to make time for our life…

[Chronique] Antéchrista de Amélie Nothomb

Avoir pour amie la fille la plus admirée de la fac, belle, séduisante, brillante, enjouée, audacieuse ? Lorsque Christa se tourne vers elle, la timide et solitaire Blanche n'en revient pas de ce bonheur presque écrasant. Elle n'hésite pas à tout lui donner, et elle commence par l'installer chez elle pour lui épargner de longs trajets en train. Blanche va très vite comprendre dans quel piège redoutable elle est tombée. Car sa nouvelle amie se révèle une inquiétante manipulatrice qui a besoin de s'affirmer en torturant une victime. Au point que Blanche sera amenée à choisir : se laisser anéantir, ou se défendre.

[Chronique] Mon nom était écrit sur l’eau d’Olivier Bleys

Je me rappelle son nom : Pétrelle. Un homme de haute taille, soixante-quinze ans, moustache grise, forte pomme d’Adam, teint maïs de fumeur, cancer du poumon. Ma sœur avait noué la cravate assez bas, pour cacher le vilain trou de la trachéotomie. Le mort portait une perruque, la famille savait-elle ? J’avais quinze ans. C’était la première fois que j’assistais à la toilette d’un mort. — C'est dégueulasse.