[Chronique] Yves Saint Laurent : L’homme couleur de temps de Fiona Levis

Nombre de tomes : /
Genre : Biographie
Edition : Editions du Rocher
Date de sortie : 5 juin 2008
Edition : paperback
Pages :  202 pages
Ma Note ★★★★
Où le trouver : Cliquer ICI

1957 : un jeune homme de vingt ans succède à Christian Dior, roi de la Haute Couture. Yves Saint Laurent va bouleverser la mode, hisser le prêt-à-porter au niveau d’un art, imposer son style à la rue. C’est le dernier prince de l’élégance et le premier des mass-modistes. Il habille l’époque qui l’habite : révolution sexuelle, revendication homosexuelle, libération de la femme, rien ne lui échappe. Vingt ans .à l’avance, il décrypte notre façon de vivre d’aujourd’hui, il crée la femme contemporaine. Avec Pierre Bergé, il ajoute la politique à la gloire et à l’argent. Mais rien ne le comble. Alcool, esclandres, drogues, déprimes jalonnent un long mal de vivre. Ce magicien fragile se fracasse sur la réalité. Serait-ce la malédiction d’une enfance trop tôt blessée ? Ou la nostalgie d’un monde évanoui dans le séisme des années soixante ?

Cette biographie n’est pas la première que je lis sur Yves Saint Laurent, mais j’ai dû lire l’autre avant de débuter mon blog littéraire, car je ne retrouve pas la chronique. Quoi qu’il en soit j’ai bien aimé celle-ci, j’ai un peu regretté qu’il n’y ait aucune photo pour accompagner ce portrait du couturier.

J’ai redécouvert un Yves Mathieu Saint Laurent control freak, mais visionnaire, timide, mais tyrannique. Il a une vision de la femme particulière. Puisqu’il adore les silhouettes longilignes quasiment asexuée et j’en viens à me dire que c’est sans doute à cause de lui que notre société porte au nu la minceur, voir l’extreme minceur… Pourtant, on ne peut pas dire que les robes qu’il dessine ne sont pas du pur génie, car il y a vraiment un truc chic et classe dans les idées de Saint Laurent. Le chic à la française en somme.

Bien entendu on nous parle de la relation de Saint Laurent avec Pierre Bergé qui est plus nounou que compagnon (c’est l’impression que ça donne en tout cas). Saint Laurent ne sait presque rien faire seule si ce n’est dessiner et créer. Il a donc besoin de béquille sur qui s’appuyer. Et pourtant son personnel est ravi de se plier en quatre pour satisfaire le maître.

Saint Laurent entouré de filles depuis sa plus tendre enfance, à des paillettes dans les yeux quand sa mère se fait coquette pour sortir. Il adore sa mère qui le lui rend bien, n’hésitant pas à réparer les bêtises de son petit chéri. De son côté en grandissant Yves invite sa mère auprès de lui et n’hésite pas à régenter sa garde-robe pour la mettre en lumière.

Mais tout au long de la biographie on ressent un homme qui souffre constamment. Qui souffre de vivre, d’être incompris, de respirer, de créer aussi, d’aimer. Un homme vraiment à fleur de peau qui laissera son empreinte sur le monde avec flegme. J’ai beaucoup aimé !

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