[Chronique] Domovoï de Julie Moulin 

Nombre de tomes : / 
Genre : contemporain
Edition : Alma
Date de sortie : 5 septembre 2019
Edition : paperback 
Pages : 290
Ma Note : ★★★★★ 
Où le trouver : Cliquer ICI

Voici dix ans qu’Anne est morte. Clarisse, sa fille, étudiante à Sciences-Po, vit maintenant l’ « âge des possibles » mais peine à penser l’avenir. Elle voudrait aussi comprendre pourquoi sa mère sourit avec tant de bonheur sur une photo de groupe tout juste retrouvée dans les affaires de son père. C’était en Russie, avant sa naissance, alors que finissait l’URSS. De ce voyage, ne reste à la maison que le souvenir d’un Domovoï, nain du foyer cher aux Russes, malicieux et bougon, auquel Clarisse, enfant, faisait des offrandes. Ne serait-ce pas lui qui pousse la jeune fille, vers cette fascinante Russie, sur les pas de sa mère ?

Alternant le périple d’Anne et celui de Clarisse, vingt ans après, ce roman en forme de matriochka est aussi un roman d’apprentissage, découverte éblouie de toutes les Russies et de la langue russe. La mère et la fille font l’expérience des illusions perdues mais aussi des grandes espérances. Jusqu’à la révélation du secret russe. Une aventure portée par l’enthousiasme, la générosité et la curiosité toujours en éveil de Julie Moulin.

C’est une très belle histoire d’une jeune fille à la recherche de ses origines et surtout de cette mère qui est morte quand elle était petite et qu’elle n’a pas vraiment connue. Clarisse se rappelle de sa mère comme d’une Française à l’âme profondément Russe. Son père étant mutique à ce propos elle ne pourra compter que sur elle même pour apprendre à connaitre Anne sa mère qui fut une expatriée Française en Russie dans ses jeunes années.

On suit également l’expatriation d’Anne, qui deviendra plus tard la mère de Clarisse, au moment justement où elle arrive sur le sol russe. On vit avec elle ses expériences Moscovites, nous peignant le portrait d’une Russie qui doit se réinventer et dont elle tombe amoureuse.

On sent qu’Anne, mais aussi Clarisse sont en dehors de leur zone de confort dans ce pays, à l’opposé du nôtre, qu’est la France. Différentes cultures, croyances et moeurs, on sent que Julie Moulin est profondément passionnée par ce pays, mais aussi par les habitants Russes, puisque le titre du livre est Domovoï qui représente un esprit protecteur du foyer et de la famille pour les pays Slave et on fait beaucoup référence à cet être mythologique au court du récit. Anne comme Clarisse utilise cette référence pour expliquer certaines choses. Les deux ayant habité au sein d’un foyer Russe au cours de leur séjours.

Je pense que c’est un très bon livre pour découvrir la mentalité et les pratiques au sein du pays, sans pourtant tomber dans les stéréotypes. C’est un roman très poétique également qui va bien au-delà de l’histoire de base d’une fille à la recherche du passé de mère. C’est une quête au pays de la faucille et du marteau, des -40°c en hiver, des routes défoncées et des Russes sérieux et froids.

4 réflexions sur “[Chronique] Domovoï de Julie Moulin 

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