[Chronique] La daronne de Hannelore Cayre

Nombre de tomes : /
Genre : policer
Edition : point
Date de sortie : 2017
Edition : poche
Pages :  177 pages
Ma Note : ★★★★★
Où le trouver : Cliquer ICI

« On était donc fin juillet, le soleil incendiait le ciel ; les Parisiens migraient vers les plages, et alors que j’entamais ma nouvelle carrière, Philippe, mon fiancé flic, prenait son poste comme commandant aux stups de la 2e dpj. – Comme ça on se verra plus souvent, m’a-t-il dit, réjoui, en m’annonçant la nouvelle deux mois auparavant, le jour de sa nomination. J’étais vraiment contente pour lui, mais à cette époque je n’étais qu’une simple traductrice-interprète judiciaire et je n’avais pas encore une tonne deux de shit dans ma cave. » Comment, lorsqu’on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l’existence… qu’on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l’eau tout en élevant ses enfants… qu’on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d’heures d’écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir… on en arrive à franchir la ligne jaune ? Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d’un Go Fast et on le fait l’âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt… disons… un détachement joyeux. Et on devient la Daronne.

Qu’est-ce que j’ai aimé ma lecture ! Le livre ovni n’est pas long mais c’est un petit bijou de cynisme et d’humour et qui se déguste sans modération. Patience Portefeux à un regard dur sur la société, mais tellement vrai.

Le personnel principal, Patience est à la fois très original et redevient parfois une Madame-tout-le-monde avec une facilité déconcertante. Elle vit à la fois la vie de millions de Français et à la fois la vie d’une dealeuse, vraiment c’est impressionnant cette capacité à rentrer dans le moule sans pour autant y être. Elle va nous détailler son travail en tant que traductrice et la page suivante nous détailler la vie de sa mère à l’EPHAD. Elle dit quelque chose de très juste à moment, je n’ai pas retrouvé le passage, mais ça dit que les magistrat qualifie les dealeurs de fainéants, alors que c’est un « job » harassant qui demande beaucoup d’organisation, et elle nous décrit cette organisation justement.

On voit bien que la vie n’est douce et facile pour personne même pour les gens qui devraient avoir des « avantages » grâce à un nom « respectable » ou un statut de veuve par exemple, par rapport à d’autres et que lorsque la moindre opportunité intéressante se présente il faut la saisir au vol même si effectivement ce n’est pas très honnête voir même carrément illégal.

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