[Chronique] L’institut de Stephen King

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Nombre de tomes : /
Genre : Fantastique, Thriller
Edition : Albin Michel
Date de sortie : 29 janvier 2020
Edition : paperback
Pages :  601 pages
Ma Note : ★★★★★
Où le trouver : Cliquer ICI

Au milieu de la nuit, dans une maison d’une rue calme de la banlieue de Minneapolis, des intrus assassinent en silence les parents de Luke Ellis et l’embarquent dans un SUV noir. L’opération prend moins de deux minutes. Luke se réveillera à l’Institut, dans une chambre qui ressemble à se méprendre à la sienne, sauf qu’il n’y a pas de fenêtres. Et derrière sa porte se trouvent d’autres portes, derrière lesquelles se trouvent d’autres enfants aux talents spéciaux – télékinésie et télépathie – qui sont arrivés ici de la même manière que Luke : Kalisha, Nick, George, Iris et Avery Dixon âgé de 10 ans. Ils sont tous dans la Moitié Avant. Luke apprend que d’autres sont passés à la Moitié Arrière, « comme les motels crasseux », déclare Kalisha. « On y entre, mais on n’en ressort pas. »
Dans la plus sinistre des institutions, la directrice Mme Sigsby et son personnel s’efforcent sans merci à extraire de ces enfants la force de leurs extraordinaires dons. Il n’y a pas de scrupules ici. Si vous faites ce qu’on vous dit vous recevez des jetons pour les distributeurs automatiques. Si vous ne le faites pas, la punition est brutale. À chaque nouvelle victime qui disparaît dans la Moitié Arrière, Luke devient de plus en plus désespéré à l’idée de sortir et de chercher de l’aide. Mais personne ne s’est jamais échappé de l’Institut.

King excelle dans les situations où il met en avant les peurs enfantines, je trouve que ce sont les meilleurs (Coucou Shining et Ça) à mes yeux. Et L’institut vient de rejoindre le palmarès. Il met d’ailleurs toujours en scène des enfants intelligents, à l’instar d’autres écrivains qui laissent leurs jeunes personnages êtres naïfs et un peu empotés.

Comment résister aux émotions que nous inspire l’enfermement de ces enfants dans cet institut, enfant on tous vécu certaines situations comme étant injustes et si vous étiez livré à vous-même dans un endroit qui laisse les enfants fumer et boire en ayant vous-même pas plus qu’une quinzaine d’années, en échange de quelques tests, vous laisseriez-vous duper et céder aux sirènes de la facilité ? Ou au contraire tenteriez-vous de combattre les adultes ?

On se demande quelles sont les raisons du personnel de cet institut pour faire le travail qu’ils font. Comment font-ils psychologiquement pour tenir, mais surtout ne sont-ils pas juste des personnes foncièrement mauvaises ? Le roman nous fait même une petite leçon d’histoire à travers les paroles de Luke, qui n’hésite pas à citer le noms des médecins/chercheurs nazis du temps de la seconde guerre mondiale.

Comme à son habitude Stephen King prend son temps de développer l’histoire, il développe la psychologie de personnages secondaires, tertiaires, … Mais pourtant c’est, à mon sens, tellement bien fait qu’on ne ressent pas de longueurs, bien que le roman fasse quand même 600 pages. Pour nous emmener vers une fin en apothéose !

Les citations de L’institut

Mais le rôle d’un veilleur de nuit n’est pas de charger ou de décharger, se dit-il. Il marche et il frappe aux portes, voilà tout. C’est ça qui est beau, aurait grand-père.

Les avis, c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un.

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