Interview d’Isabelle Villain

Bonjour, Bonjour,

Après avoir lu l’excellent thriller Mauvais Genre (Ma chronique ICI), une de mes petites manies avant de poster la chronique c’est de poster mes avis sur les réseaux sociaux littéraire tel que Goodreads ou encore Babelio. Isabelle Villain a lu une de mes minis critiques et m’a chaleureusement remercié, il est alors devenu évident de lui proposer une interview pour le blog. Elle a accepté volontiers de se soumettre au jeu des questions et je l’en remercie.

Je vous laisse enfin découvrir les questions et les réponses.

photo isabelle

 

Qui êtes-vous Isabelle Villain ? Pouvez-vous vous présentez ?

J’ai 52 ans, mariée et mère d’un garçon de 26 ans. J’ai travaillé pendant une quinzaine d’années dans l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels. Passionnant, mais compliqué à gérer lorsqu’on a un enfant. J’ai décidé de quitter mon travail pour privilégier ma vie de famille. 

Née au Maroc, je suis une pure méditerranéenne, avec ses défauts et ses qualités : généreuse et à l’écoute, mère poule mais aussi angoissée et sanguine, même si, avec l’âge, il semble que je me sois un peu calmée ! J’ai besoin de lumière et de soleil pour me sentir bien. C’est certainement pour cela que je vis à Paris !

Depuis quand écrivez-vous ?

Je suis fille unique et depuis toute petite j’ai toujours inventé plein d’histoires, mais je ne pensais pas qu’un jour je puisse réussir à écrire. En 2005, pendant nos vacances d’été sur l’île de Porquerolles, mon mari et mon fils avaient décidé de passer leur brevet de plongée. Je les attendais sur la plage lorsque j’ai pensé que je n’avais jamais lu d’histoires de meurtres dans le milieu sous-marin. C’est mon mari qui m’a conseillé d’aller acheter un cahier et un stylo. Et c’est ainsi que l’aventure a commencé.

Qu’aimez-vous dans l’écriture ?

Ce que j’aime par-dessus tout c’est inventer des histoires, créer des personnages, triturer les méninges des lecteurs, imaginer les rebondissements. Tracer des chemins. Conduire le lecteur exactement à l’endroit où vous le souhaitez, afin qu’il se rende compte qu’il fait fausse route. C’est passionnant. Grâce à l’écriture, vous avez la possibilité de vivre des centaines de vies. A l’école les dissertations n’étaient pas mon point fort. J’ai encore beaucoup de progrès à faire dans l’écriture, mais les personnes qui me suivent depuis le début me disent que je progresse à chaque roman. J’ai tendance à les croire.

Quand trouvez-vous le temps d’écrire ? 

Une chose est sûre, je ne suis pas matinale. J’essaye de me mettre à mon bureau à 14h et je ne me lève de ma chaise qu’aux alentours de 18h30/19h. Je trouve qu’il est important d’écrire un peu tous les jours, quand on peut le faire, car l’écriture est une sorte de gymnastique. Quand je m’arrête trop longtemps, je suis un peu courbatue et j’ai beaucoup de mal à m’y remettre ! L’après-midi est donc consacrée à la partie écriture, mais c’est la nuit que j’imagine des rebondissements à mes intrigues, les anecdotes, les points à améliorer. Le souci majeur est de m’en souvenir au réveil…

Avez-vous un petit rituel d’écriture ?

Pas vraiment. Je déjeune souvent devant un épisode d’une série. En ce moment je suis addict à « la servante écarlate », et je m’y mets. Le café, j’adorerais, mais je l’arrête à 11h.

Quels sont vos projets d’écriture ? 

Depuis 2015, j’ai décidé d’opter pour un personnage récurent, le commandant Rebecca de Lost et pour la brigade criminelle du quai des Orfèvres. Mes romans fonctionnent par paire. Je trouve très intéressant le fait de laisser une porte ouverte à la fin de chaque premier épisode. Cela créé un peu de stress et d’impatience. L’envie de connaitre la suite. « Mauvais genre » est le premier opus. Je travaille donc actuellement sur la suite.

Avez-vous un livre qui a changé votre vie ?

Difficile, mais je pense que « Premier de Cordée » de Frison Roche m’a donné le goût de la lecture. J’étais en CM2. « Mon bel oranger » de José Mauro de Vasconcelos m’a ému, pour la première fois. C’est le seul livre que je relis de temps en temps. 

Toute l’œuvre d’Exbrayat et plus particulièrement son livre « Ce mort que nul n’aimait » m’a fait découvrir l’univers du policier, que je n’ai plus lâché. Je devais avoir 13 ans. 

Un dernier mot pour vos lecteurs ? 

Pour mes lecteurs, j’espère ne jamais vous décevoir et continuer de vous divertir en vous racontant des histoires. Pour les autres lecteurs, essayez de vous ouvrir aux nombreux auteurs méconnus, non référencés dans les rayons de la FNAC et des grandes librairies. En participant à des salons du livre, je découvre à chaque fois des écrivains bourrés de talent qui ne parviennent pas à percer faute de visibilité. Je trouve cela vraiment dommage.

Mauvais Genre

Pouvez-vous parler de votre roman Mauvais genre ?

J’essaye toujours de partir d’un sujet de société pour en tirer une histoire. Je trouve que cela a l’avantage d’ancrer un peu plus l’intrigue dans le réel, dans la vraie vie. Et j’adore ce travail de recherches. Il me permet de découvrir des sujets passionnants, de parler à des personnes à qui je n’aurais jamais pu parler en temps normal (des légistes, et des médecins pour « Peine capitale ». Des associations de femmes battues pour « Ames battues »). Pour « Mauvais genre », j’ai voulu découvrir et faire découvrir à mes lecteurs le milieu encore méconnu des transgenres. Mais ce sujet de société n’est qu’une toile de fond. Les intrigues policières sont toujours sorties de mon imagination. 

« Mauvais genre » commence par un drame familial. Un petit garçon se retrouve seul. Sa mère ayant été battue à mort par son mari. 20 ans plus tard, une jeune femme est retrouvée assassinée chez elle. Et l’histoire de ce petit garçon va refaire surface. Pourquoi, comment ? Il faut lire le livre pour le découvrir !

Qu’est-ce qui a inspiré ce roman ? 

Si mes souvenirs sont bons, c’est un documentaire que j’ai vu à la télévision : « devenir Il ou Elle ». Le thème des transgenres n’est plus tabou. Beaucoup de reportages sont réalisés sur ces enfants ou ces adultes qui ne se sentent pas à l’aise dans leur corps, qui sont convaincus d’être nés dans le mauvais corps. Tout le monde approuve (ou presque), mais ce que je trouvais intéressant, c’est de se mettre autant dans la peau de l’adolescent que dans celui de la famille pour qui le choc est aussi réel. 

Les scènes de violence sont très bien décrites, avec les émotions des auteurs de ceux-ci, comment arrivez-vous à vous mettre dans la peau de ces personnages si particuliers ?

Concernant la scène du drame familial, c’est le premier chapitre. C’est un chapitre à soigner tout particulièrement dans un roman policier sinon le lecteur lâche très vite l’affaire. Il faut une scène forte pour rentrer dans l’action, et je pense que celle-ci est plutôt réussie. Concernant les scènes de crimes et d’agressions, ne pensez surtout pas que j’ai été une enfant battue, abusée… Fort heureusement ni moi, ni aucune personne de mon entourage n’ont eu à vivre ce traumatisme. Je lis et je regarde beaucoup de films et de séries. J’imagine chaque scène dans ma tête, je laisse venir les images, je les visualise, les cris, les bruits, la tension et je couche tout cela sur le papier. Je monte un petit scenario et je me mets dans la peau de chacun des personnages. J’ai plus de facilité à effectuer ce travail la nuit, quand tout est calme. C’est peut-être l’une des raisons de mes insomnies 😊 

Peut-on espérer une suite relatant les enquêtes de cette brigade du 36 quai des orfèvres

Comme je vous l’ai dit précédemment, « Mauvais genre » est le premier opus. Il y a deux enquêtes parallèles. La première sera résolue à la fin du roman, la seconde non. La fin reste ouverte et laisse le lecteur en suspens. Je travaille actuellement sur son dénouement. Lorsque j’ai terminé « Mauvais genre », je n’étais pas encore certaine de l’identité du « tueur au marteau ». Je la connais désormais.

Et enfin je vous laisse les liens officiels où la retrouver :

Site internet : ifvillain.wixsite.com/ecrivain

Facebook : Isabelle Massare Villain

Instagram : if.villain

Twitter : @Isabellevillai1

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2 réflexions sur “Interview d’Isabelle Villain

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