Interview de Christophe Martinolli

Bonjour mes chats,

Aujourd’hui rencontre avec l’auteur Christophe Martinolli qui a accepté ma demande d’interview avec enthousiasme.

Ma chronique du T1 ICI.
Ma chronique du T2 ICI.

Qui êtes-vous Christophe Martinolli

Je suis scénariste pour la télévision, le cinéma et la bande dessinée depuis 20 ans, date à laquelle j’ai finis mon Master à l’université Paris 8. Natif de la ville de Nice, où une grande partie de ma famille y vit encore, j’ai tout quitté pour « monter » à Paris après un séjour de deux ans à Lyon. Dès les premiers jours à mon arrivée à la capitale, je suis tombé follement amoureux, nous avons décidé de fonder une famille et nous sommes restés ici. Aujourd’hui, je vis de l’écriture, ce qui n’a pas toujours été le cas.
 

Qu’aimez vous dans l’écriture ?

L’écriture c’est le pouvoir de faire naitre dans l’imaginaire des autres des personnages, des situations, des lieux et de leur transmettre des émotions fortes.
Notre cerveau est « câblé » pour écouter des histoires. Dès que le ton, les outils de la narration fonctionnent, nous sommes instantanément captés et immergés.
C’est le résultat de millions d’années d’existence de l’espèce humaine, qui se partageait des histoires le soir au coin du feu.
La narration c’est le plus vieux métier du monde ! Après la chasse et la cueillette…
Pour l’écriture spécifiquement, que l’on partage (j’écris fréquemment en duo, ou en atelier), mais pour le roman c’est plus intime.
 

Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis l’âge de 12 ans, le jour où mon frère plus agé m’a lancé un défi : « si tu veux jouer avec nous aux Jeux de Roles alors écrit moi une histoire et si c’est bien on t’accepte dans notre groupe ».
Je lui ai rendu une nouvelle de science-fiction sur deux pages, où j’avais travaillé toute l’après midi.
Il a été stupéfait, je vois encore son regard. Fort de cette première victoire, je me suis mis à la vendre dans la rue à 5 Francs.
J’en ai vendu une dizaine, et je me suis offert une place de cinéma avec !
Là j’ai compris que je pouvais en faire mon métier.
 

Quand trouvez-vous le temps d’écrire ?

C’est mon métier donc du matin 9h, jusqu’au soir 19h, j’ai des horaires de bureau.
Pour le roman spécifiquement, puisque je n’ai pas cherché à être édité, et donc que je n’ai pas reçu d’avance, j’écris dès que mon activité de scénariste me le permet.
C’est une activité qui passe après la télévision et la bande dessinée qui sont rémunérateurs.

➫ Avez-vous un petit rituel d’écriture ? (Musique, mug de café, … ect)

Oui, il me faut une heure pour vraiment me mettre à écrire, les réseaux sociaux c’est la plaie.
Café obligatoire, et musique pas trop rythmée sans voix (électronique ou d’ambiance) et c’est parti !
 

Où trouvez-vous votre inspiration ?

Dans la vie de tous les jours, dans l’observation principalement et aussi bien sûr dans les œuvres des autres. Non pas pour les plagier mais pour voir si ce que je raconte n’a pas déjà été écrit justement (auquel cas je change d’idées) ou bien pour voir comment l’auteur a réussit à répondre à la question, et comment moi je pourrais apporter une réponse différente.
 

Quels sont vos projets d’écriture ?

J’écrirai peut-être la suite de CORPS d’ETAT si le temps et l’inspiration me le permettent : en effet chaque roman répond à une question (indépendamment de l’intrigue), et je n’ai pas encore trouvé pour le tome 3…
 
Avez-vous un livre qui a changé votre vie ?

Oui, LA NUIT DES TEMPS. Je rêve de l’adapter au cinéma ou en bande dessinée, sachant qu’à la base c’était justement un projet de film.
 

Un dernier mot pour vos lecteurs ?

N’hésitez pas à m’envoyer un petit message, je suis présent sur les réseaux, ça me fait toujours plaisir de savoir qui vous êtes !

Partie Corps d’état

Pouvez-vous parler de Corps d’état ?

Pour présenter le tome 1, je dirais qu’il s’agit de l’histoire d’Erwan, un personnage ordinaire qui bascule du jour au lendemain dans l’extraordinaire.
C’est un jeune homme brillant, très travailleur, qui est assistant parlementaire, et qui ne compte pas ses heures. Il va être papa, sa femme Claire, est enceinte. Ils se sont connus à Science-Po.
L’histoire commence le soir de l’élection du nouveau président de la République. Nous sommes dans le QG du candidat. On lui confie, à lui seul, l’enveloppe qui vient du ministère de l’Intérieur, celle qui annonce les résultats. Il est chargé de la remettre en personne au Président, qui se représente, face à un jeune loup issu de la société civile. La partie est serrée, il est tendu. Le président est réélu. Alors que la tension explose, sa meilleure amie Ambre, elle aussi assistante parlementaire, fait l’amour au dernier étage du QG avec un parlementaire. Lui retrouve sa femme, qui l’a enfin pour elle seule…
Mais alors qu’on a conduit le président réélu sur l’estrade, une silhouette se détache dans la foule et pique le président. Personne ne s’en rend compte, lui ressent une légère douleur, mais il est vite noyé dans la foule qui le porte. Au moment de commencer son discours, le président s’effondre, foudroyé par une crise cardiaque…

Le lendemain, Ambre, découvre qu’il s’agit d’un assassinat et enregistre la preuve dans son smartphone. Dès lors, la traque pour la vérité commence, ils n’en sortiront pas indemnes.

Qu’est-ce qui a inspiré ces romans ?

Ce qui m’a inspiré pour l’écrire, ce sont des films : Ennemis d’État, et L’interprète. En tant que scénariste j’avais écrit une première version sous forme de scénario pour la télévision, sous un autre titre : Des Hommes d’État.
J’avais participé à un concours d’écriture prestigieux en 2009, et le projet a été finaliste de la Fondation Jean-Luc Lagardère. Je me suis retrouvé parmi les dix derniers sélectionnés pour défendre à l’oral ce projet. Je n’ai pas obtenu le Grand Prix mais ce fût une expérience extraordinaire !
J’étais au cœur du pouvoir à Paris, devant une table de chêne immense comme je n’en avais vu que dans les films de James Bond. De part et d’autres, que des producteurs et des responsables de chaînes dans la salle de réunion du milliardaire, dans son hôtel particulier, sur la place de l’Étoile…
Le projet ne s’est jamais fait à la TV, mais il m’a ouvert beaucoup de portes, et ensuite je l’ai mis au placard… Mon expérience s’est ensuite étoffée, et je me suis à écrire de la bande dessinée en plus des films, et l’univers du livre s’est ouvert à moi.
Ce qui est étonnant c’est que l’Histoire, la vraie cette fois, m’a donné raison sur quelques points clefs de l’histoire… de façon prémonitoire.


Pourquoi avoir choisi le milieu politique comme élément central ?

C’est un milieu qui m’est étranger, bien que je m’y intéresse fortement en tant que citoyen.
J’ai pourtant dans mes relations, quelques hommes politiques, mais lorsque j’avais commencé à écrire en 2009 j’étais très jeune, et rien ne m’étais familier. Ce qui est fort avec un sujet comme celui-là ce sont les rapports de force. Les corps sont bousculés, heurtés, meurtris.
C’est un milieu à part, où les hommes et les femmes qui le vivent sont obligés de le faire à 100% au risque de tout perdre. si vous le faites à moitié, vous vous faites dévorer, c’est aussi simple que ça. Partant de ce principe, pour l’écriture d’un roman, d’une histoire, il fallait que je trouve un type « ordinaire » avec une famille « ordinaire » qui va se prendre tout en pleine face. C’est la meilleure façon de faire adhérer le lecteur.
 

Si ce livre devait faire passer un seul message, quel serait-il ?

Qu’il faut se méfier de tout, de tout le monde, tout le temps, et n’accorder sa totale confiance qu’à un petit nombre de personnes.
C’est un peu parano ? Oui sûrement, mais c’est une question de survie, si vous ne vous défendez pas, d’autres plus agressifs prendront l’ascendant sur vous.
En politique, si vous ne votez pas, d’autres le feront à votre place, c’est la même chose.
Et la politique régit tout dans nos vies, jusqu’au moindre recoin les plus intimes : n’écoutez pas ceux qui disent que ça se sert à rien, soit ils ont déjà abdiqués, soit c’est pour prendre votre pouvoir.
En tant que citoyen nous avons le pouvoir, il faut s’en servir.

Pour obtenir votre exemplaire,
au format numérique ou papier,
cliquez sur l’image ci-dessus.

Blog de l’auteur : http://christophemartinolli.blogspot.fr
Page Facebook officielle de l’auteur : https://www.facebook.com/ChristopheMartinolli/
Compte Twitter officiel : https://twitter.com/CorpsdEtat

Publicités

3 réflexions sur “Interview de Christophe Martinolli

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s